Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 08:29
Pour revenir dans ma Mongolie natale, je devais une nouvelle fois passer par l’une des villes du trio Moscou, Séoul, Pékin.
 
Bon, Moscou, j’ai directement abandonné l’idée. Me restait Séoul, vous savez, le super aéroport où j’ai passé 12h lors de mon arrivée il y a bientôt 4 mois, mais la frustration de survoler Oulan-Bator, de faire trois heures de vol, d’attendre 3 heures (enfin, ça peut monter jusqu’à 12), puis de refaire 3 heures dans l’autre sens ne m’enchantait guère.

Je me suis dit, vas-y pour Pékin ! La Chine Eternelle, puis au retour, je me prends 1 journée de vacances pour faire UB-Pékin sur la fin du tronçon du transsibérien (30h), visiter la cité interdite et faire mon touriste sur la grande muraille ! Ouais, ça ça me plait, Pékin !

Premier souci, avant même de partir, savoir s’il me faut un visa ou non. Et bien, entre l’agence de voyage, Air France au téléphone, et en face de moi, le site de l’ambassade de Chine et le reste, je me retrouve un peu paumé.
J’ai voulu avoir une réponse définitive à l’ambassade, manque de bol (je le provoque ou pas ?), elle était fermée pour la fête nationale.

Bref, me voilà à Roissy, sans Visa pour la Chine. De toute façon, je ne veux pas y rester, eux ne voudront pas de moi, on va s’entendre, j’en suis sur. Ce qui m’aurait posé problème, ça aurait été de ne pas pouvoir embarquer. Et bien vous ne me croirez pas, mais ça s’est passé tout seul.

 Pas un souci, rien… En ce qui concerne les visas et autres formalités.

Bah ouais, ça aurait été trop beau, alors pour faire vite, j’ai demandé un supplément bagage à mon entreprise (10kg), car je devais ramener un peu de matériel, puis les habits d’esquimaux pour descendre à -40°C, ça pèse un peu plus lourd que des tongs, un maillot de bain et de la crème solaire.

Arrivé au comptoir, ben pas de trace du supplément. Mince, il me faut régler 200€. Ah ouais, mais pour faire simple, j’ai changé de banque, et comme à la sainte époque d’internet et de l’informatique, les transferts ne sont pas instantanés, j’ai 40€ sur mon nouveau compte, et une dizaine de centimes sur mon portable.

J’ai finalement réussi à contacter l’agence de voyage de ma boîte qui s’est dépêchée de me faire un supplément jusqu’à UB. Air France me confirme que mes bagages iront directement à UB sans s’arrêter à Pekin. Je pars donc, soulagé et confiant vers la Chine.

Arrivé à Pékin, tout se passe bien. Il y a même un chinois avec un tableau des correspondances, et mon vol est dessus. Très bien, je n’aurais donc pas à foutre les pieds en Chine pour le moment, je reste en zone internationale.
Je suis la vague débarquant de l’avion jusqu’à un guichet concernant les transferts internationaux : vide. Et merde, le couloir de transit, que je m’attendais à suivre, n’est pas éclairé, et il n’y a pas un chien qui va par là.

Hop, je continue à suivre le mouvement, et me retrouve au contrôle sanitaire (grippe H1N1, vous savez ?) Juste après, c’est la douane. Ouch, je ne le sens pas trop moi le coup de passer la douane Chinoise sans Visa, c’est qu’on est dans un pays où l’administration est forte !

Je demande, on me dit de passer par un guichet où il n’y a personne (celui pour les valises diplomatiques…) Finalement, un coup de tampon et s’est parti, me voilà en Chine, de l’autre côté de la douane. J’ai une paire d’heure à attendre, donc je me dirige pour repasser vers la zone internationale, mais j’ai soudain un doute.

Tant que je ne suis pas loin des tapis roulants, je vais quand même vérifier que mes bagages ne sont pas ici. Air France m’a assuré que mes bagages iraient directement à UB, oui, mais je ne devais pas sortir de la zone internationale…

Finalement, à anticiper les galères, ça devient presque trop facile. 5 minutes après les premiers bagages, je vois mes deux sacs sur le tapis. Ah bien le service Air France ! Heureusement que je n’ai pas eu confiance en eux !

Maintenant, le souci, c’est que je devais réenregistrer mes bagages (et toujours en surpoids, et avec pour toute monnaie 100€ en devise mongole inconvertible, et une carte bleue vide). Ben le surpoids, les chinois s’en foutaient. Par contre, j’ai eu le droit au sac qui sonne, et je ne faisais pas le malin. J’ai fini par comprendre que ça venait des câbles que je transportais pour mon boulot et qui intriguaient l’officier de sécurité.

Tout est bon ! Yahohia (On y va) !

 Me voilà donc dans l’avion, le jour se lève sur Pékin. Quelques minutes plus tard, nous survolons la grande muraille de Chine. Ca valait le coup de passer par Pékin, non ?
Par Tibo - Publié dans : La campagne
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Commentaires

Ah les tribulations de Tibo en Chine !...Pff heureusement que j'ai appris tout cela quand tu étais bien arrivé !....40 Euros ça n'est quand même pas beaucoup pour faire un demi tour du monde !....Merci pour ce récit bien palpitant !...Vivement la suite : -)
Commentaire n°1 posté par mf le 11/11/2009 à 11h09
merci thibaut de vivre tout ça à notre place!
on pense fort à toi
gros bisous du fond du canap'
Commentaire n°2 posté par sophie et ugo le 12/11/2009 à 20h37
wouaw!!!!
Sache que depuis quelques temps, je prends le temps de relire au calme les posts que tu as envoyés depuis le début (et que je n'avais que lu en travers, oups désolée, tu sais ce que c'est d'être prof, :)...). Tu accompagne donc mes midis de mercredi, après que mes monstres aient ralé parce que je n'ai pas oublié de vérifier qu'ils aient bien fait signé leur contrôles...
C'est trop palpitant!!! vite, A quand la suite!!!!!
très gros bisous et bonne suite!!!
Commentaire n°3 posté par anlor le 18/11/2009 à 13h20
trop de fautes d'orthographe... désolée
Commentaire n°4 posté par anlor le 18/11/2009 à 13h21

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