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Bonjour à tous, cela fait un moment que je n’ai pas donné de nouvelles sur ce blog, et avec pas mal de retard pour certains mails.
Ne vous inquiétez pas, ça continue !
La raison de mon silence électronique est simple, j’ai été débordé par le boulot. Pour les indécis qui ne me croient pas, j’ai eu 15 jours à 14-15h00 de boulot (par jour !), ce qui laisse assez peu de temps pour vous narrer mes (més)aventures.
Depuis, je suis passé en France pour une formation, donc il n’y aura pas de nouvelles fraiches tout de suite, mais j’ai un peu de retard à rattraper. Le retour en Mongolie, en passant par la
Chine sera pour la prochaine fois, et ce n’est pas une mince affaire, mais j’anticipe.
Alors, les ennuis ont continué, je vais continuer à me plaindre un peu, non, ce ne sont pas des vacances, je vous le dit.
Tout d’abord, il y a un jeu qui ressemble aux chaises musicales dans mon appartement. Les joueurs :
Pas d’électricité dans cuisine/salon
Pas d’électricité dans chambre/sanitaires
Pas d’eau chaude
Pas d’eau froide
Et il y a trois chaises, maintenant, à moi de choisir ce qui me fait défaut.
En résumé, l’électricité a été remise, mais l’eau chaude a été coupée. Alors autant en Inde, j’ai appris à faire sans eau chaude, jamais je n’ai eu à me doucher à l’eau glacée.
L’eau froide en Inde est à température ambiante. Ici, elle vient de je ne sais où, directement du pôle selon mon hypothèse, et la température doit difficilement dépasser les 8°C.
Et bien se laver à une telle température, ça arrache sérieusement les cheveux, et je vous conseille d’essayer (juste pour voir).
Donc j’ai mis en place un super système de chauffage à la bouilloire, et en fait, c’est relativement écolo. Ben oui, je me fais trois litres d’eau chaude, que je coupe à l’eau glacée, et je n’ai pas plus. Pas de pommeau de douche, mais une théière !
Enfin, on s’habitue à tout, et j’ai même pris mon petit train-train avec cette méthode révolutionnaire. Je ne dirais pas que je n’ai pas salué comme il se doit le retour de l’eau chaude, et que je ne m’en suis pas aperçu, mais presque.
L’eau chaude enfin revenue, c’est le courant qui a sauté dans le salon/cuisine. En résumé, plus de télé (en même temps, je ne passe pas trop de temps devant les chaines russes, chinoises, mongoles ou encore indiennes). Plus non plus de réfrigérateur. Ca tombe bien, il est vide, je mange au resto moi ! Puis maintenant qu’il fait froid, j’ai un balcon-frigo-congélo…
Me faire à manger ? Mais quelle drôle d’idée !
Voilà où en est mon appart en ce moment. Mais si ça continue, je vous préviendrais.
Pendant la période « eau glacée », j’ai pris la résolution de me couper les cheveux. Ca peut en surprendre plus d’un, mais je suis passé devant, j‘ai vu de la lumière, et je me suis dit : allez, c’est l’occasion !
Oui, alors déjà c’est folklo d’habitude quand on me demande la coupe que je veux, et que je ne sais pas quoi répondre, mais là…
Avec ma centaine de mots en Mongol, dont aucun ne correspond vraiment au vocabulaire du coiffeur (sauf cheveux), et même pas de bouquin avec des coupes classiques...
Alors, à peine rentré, déjà les coiffeurs se marrent. Hop, pas le temps de faire marche arrière que je me retrouve au shampoing avec une camisole qui est à la limite de m’étouffer.
Deux minutes plus tard, je suis sur le billard, en essayant d’expliquer que je souhaite les couper, mais pas trop.
Clic, clac, clic, clac.
Fiouh, 3 minutes de passées, et j’ai une tronche de Beatles, c’est mal parti.
Clic, clac, clic, clac
Hop, deux minutes de plus, et c’est pas mal !
Comme quoi, le meilleur moyen de ne pas être déçu du coiffeur (et même plutôt content), c’est de ne pas lui expliquer ce qu’on veut, ou avec des gestes et pas des mots.
Bilan : 15 minutes pour une coupe pas trop mal, le tout pour 3€.
C’est pas le tout, mais revenons au travail, j’ai pas chômé (comment ça j’insiste ?).
J’ai pris un vol intérieur pour mon boulot, et ça vaut le coup.
Alors déjà, il faut sacrément le vouloir car avec ma chance, on va finir par dire que je le provoque, deux jours avant le départ, il y a un souci sur un aéroport paumé je ne sais où où on devait faire une escale, et le vol aller est annulé.
Plutôt que de prendre la compagnie de service publique, nous voilà donc sur Ezinis, où, par chance cette fois, il restait 2 places.
Nous voilà donc au contrôle avant de prendre l’avion. Là, il y a un petit vieux qui passe avec nous, déjà, je me dis méfiance. Il a des bottes de cowboys, un grand drap bleu qui descend jusqu’aux pieds, une ceinture orange et un chapeau de cowboy (l’habit traditionnel Mongol quoi). Hop, sous le portail électrique, il sonne!
Je le savais, lui, je ne le veux pas dans mon avion !
Arrive une petite minette avec son détecteur portatif. Elle le ballade un peu partout autour, et il sonne… un peu partout. Je me dis, lui, il ne monte pas. Ben si. Et dans mon avion en plus…
Tout ça pour dire qu’on lésine avec la sécurité en Mongolie.
En même temps, le terroriste qui fait péter un Saab 340B, avion à hélice d’une trentaine de place, sur une ville où il y a moins d’une centaine de baraque en dur, il ne va pas faire un coup médiatique terrible. Finalement, je l’accepte le petit vieux !
D’autres anecdotes sont cocasses, comme la vieille balance à aiguille pour peser les bagages avant de partir, le fait qu’on te donne tes bagages personnellement à l’arrivée (pas de tapis roulant pour 30 personnes), ou encore la navette pour aller de l’avion à l’aéroport qui est… inexistante, et tu te retrouves à te balader sur la piste de l’aéroport protégé par… des barbelés.
Je ne parlerais pas trop de mon séjour là bas car si c’est un beau coin, j’ai eu trop de boulot pour vraiment en profiter.
J’ai tout de même un dernier truc à dire sur ce voyage : Je ne pensais pas, mais il m’arrive d’avoir une sacrée tête de pigeon. Alors j’ai du aller dans un hôtel, je vous passe les détails inintéressant comme l’absence d’eau chaude, voir d’eau tout court, pour en venir au fait marquant.
Au moment de payer, JC et moi payons notre part. On reste à discuter, et deux minutes plus tard, la personne de l’accueil revient, et nous dit qu’on a oublié 20 000 T (10€). Je suis sur de moi, JC aussi, on lui explique.
Une minute encore et elle revient avec la patronne, même cinéma.
On lui explique que c’est quand même un peu facile de prendre l’argent, le compter derrière une porte, perdre accidentellement 20 000 T dans sa poche et revenir.
Apparemment, j’apprendrais peu après que c’est une pratique courante. Du pigeon, je n’en ai que la tête… pour le moment en tout cas !
Bayarta, et bienvenue au cœur de l’hiver Mongol.
PS: Je mettrais quelques photos de l'ouest dans la semaine, dont la super Jeep Russe du centre.
Je veux la même!!
A plus tard !